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Surtout, ne confinons pas nos émotions !

Quel adulte responsable et un tant soit peu éveillé peut dire aujourd’hui qu’il n’est pas en peine … en désarroi … démuni… le moral dans les chaussettes … ou encore abattu ou en colère. Dans mon cabinet virtuel actuellement, je vois des émotions de toutes les couleurs et personnellement aussi croyez moi je les vis intensément ! Parmi elles, je vois la peur de tomber malade, de perdre son emploi, la colère devant l’indicible et l’impensable sur laquelle il faut pourtant mettre des mots, la tristesse du manque de prendre dans ses bras sa famille et tant d’autres qui ne sont que la combinaison de nos quatre émotions primaires que sont la peur, la joie, la tristesse et la colère auxquelles certains spécialistes rajoutent parfois la surprise et le dégout… Alors oui, en temps normal, les émotions font partie intégrante de notre vie de tous les jours et nous arrivons peu ou prou à les gérer. Mais là c’est différent car en prime de sévèrement nous bousculer, elles vont être aussi confinées !

Parce que nous allons être encore une fois contraints de rester dans un espace restreint, parce que nous n'avons jamais appris à utiliser nos émotions, parce que nous sommes démunis et pour beaucoup en colère, nous sommes nombreux à être en train de les fuir, de les nier voire de les réprimer ! Or, tout ce que nous réprimerons s’exprimera tôt ou tard sous une forme corporelle (douleurs, blocages, maux de ventre, de tête …) ou sous une forme comportementale (agression, fuite, repli sur soi…). En avoir conscience est une première étape importante qui nous guide de la résistance à la résilience.

Une de mes coachée a exprimé cela tôt ce matin « trop c’est trop. Il faut que ça sorte ». Elle m’a décrit son syndrome cocotte-minute, et cela nous a donné l’occasion de rire pendant 10 bonnes minutes. Je crois que c’était nerveux. Alors, surtout, si besoin, faites comme elle, n’attendez pas l’explosion. Considérez vos émotions comme des messagers porteurs d’actions potentielles à libérer. Reconnaissez les, acceptez les. Riez parce que la joie est le rempart à la haine ! Armez vous de beaucoup de courage contre la peur ! Et contre la colère, pleurez ...pleurez mais résistez. Gérons nos émotions pour pas qu’elles ne s’accumulent pas à notre détriment ou dans l’attente du « bon » moment qui ne sera peut-être, que celui de la prochaine réflexion maladroite de notre compagnon, ou à la prochaine bêtise de votre enfant … Appelez à l’aide si vous n’y arrivez pas. Chez les coachs on ne vous jugera pas.

Accueillez sans honte ce flux émotionnel surtout si l’on vous a appris que ce n’était pas bien de parler de ses émotions ou de ses sentiments, surtout si on vous a toujours reproché d’être trop sensible, ou qu’on a essayé de vous faire passer pour quelqu’un de faible… Moi actuellement, je vous le dit, c'est ce qui me sauve ! Et je pense particulièrement à toutes celles et ceux dont les émotions sont le résultat de leur implication à savoir tous les professionnels de la relation qui sont les soignants, les enseignants, les aidants, les forces de l’ordre… et tous les autres


Nous sommes faits comme eux d’émotions, alors prenons en soin… comme de nos enfants !

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