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  • Dreamcatcher

Ce ne sont pas les choses qui nous font souffrir mais l’idée que nous en avons !

Énervement, excessivité, colère, en Novembre dernier je ne supporte plus rien, ni personne. Je trouve le monde injuste, ingrat, et j’en veux à la terre entière. Tout m’agace, surtout moi. Je dors mal. J’ai des coups de stress que je compense par du chocolat et je grossis, donc je développe une mauvaise image de moi-même en ne rentrant progressivement plus dans mes jeans. J’appréhende Noël seule une nouvelle fois avec mes 2 enfants. A ce moment-là, je ne trouve, en tant que jeune femme de 35 ans, aucun sens à ce que je vis, à ce que je fais et je trouve ça plutôt triste. Mais comment faisaient nos mères et nos grands-mères ? Je culpabilise de mon « mood » en pensant qu’elles étaient certainement bien moins gâtées que nous. Non ce n’était pas mieux avant. J’ai un job qui me permet de vivre correctement et de façon autonome, un mari aimant et deux fillettes en bonne santé … Alors pourquoi ai-je l’impression de faire tous les jours un bout du parcours du combattant ? Je suis empêtrée dans mes peurs que je tourne en boucle, je me sens prisonnière d’une routine qui ne me laisse aucune place et je ne sais plus comment en sortir. Je finis par me ranger à l’avis d’une amie qui me conseille de prendre un « regard extérieur » et je contacte Laurence. J’arrive à la première séance avec la tête encombrée et la trouve réconfortante. Rien que de lui confier ce que j’imagine être sans queue ni tête, je pose un poids douloureux. Je ne suis ni malade, ni un cas isolé même si mon discours ne sonne pas cohérent. Laurence m’aide à prendre du recul sur la situation et à changer d’angle de vue. Je hiérarchise les différentes problématiques qui s’enchevêtrent. J’en résous simplement quelques-unes, d’autres sont plus complexes. Mon attitude anxiogène s’estompe. J’apprends à simplifier et à recadrer ce mélange entre des situations, des croyances, qui ont participé, ensemble à créer une histoire transformée qui n’est pas la réalité. Je recentre ma problématique générale, en revenant aux faits, sans généraliser, pour mettre le vrai problème à sa juste taille. Il m’apparait au bout de quelques séances un peu plus simple que j’en aurai presque honte. « Inutile de culpabiliser » me lance-t-elle en défi. Je ris. On a à peine commencé que c’est déjà quasiment fini. je n’ai eu besoin que de quelques séances après des mois de tergiversations. Je comprends que je me suis fait peur avec un futur que je tentais désespérément de contrôler envers et contre tout. Pourquoi ? Parce que l’anxiété moderne me poussait à transposer sur l’avenir de mes filles. Mais qui suis-je pour cela ? comment mon cerveau peut-il anticiper quelque chose qu’elles ne vivront peut être jamais ? Je prends conscience qu’indirectement je leur interdis d’avoir le courage de rêver. Et ça c’est juste ce qui me fait lâcher prise. J’ai donc travaillé pour accepter l’imprévisibilité et m’y adapter, j’ai défini le modèle que je voulais, pour moi, avec mon mari, pour elles. Je l’ai visualisé suffisamment pour que mon inconscient soit apte à prendre toutes les micro décisions qui allaient m’y mener … L’exercice de la roue de la vie fut salvateur. Le plan d’action qui s’en suivit me permit d’appréhender autrement ma vie et de laisser s’exprimer chacun de mes rôles sans m’oublier. Ainsi suis-je redevenue humaine avec de nouveaux rêves et un plan d’action journalier parfois farfelu mais que je respecte irrémédiablement pour voir naître les petits miracles de ma vie.


Carine, 32 ans, Lyon

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